Sept ans qu'elle est là. Sept ans que La Recharge a discrètement changé les habitudes de la rue de la Devise. À l'origine, deux frangines qui voulaient prouver qu'on pouvait vendre du shampoing à la louche sans avoir l'air d'une secte. Aujourd'hui, c'est l'épicerie de quartier que les Capucins défendent comme une institution.
Le truc en plus
Ce qui distingue La Recharge des autres vrac, c'est l'obsession du sourcing local. Pas de superlatifs sur les murs, pas de tableau noir surcommunicant. Juste, derrière chaque produit, une histoire. La farine vient du moulin de Cendrieux, à 70 km. L'huile d'olive d'un producteur qu'elles connaissent par son prénom. Le savon noir d'une coopérative en Aveyron.
« On ne vend pas de l'éthique. On vend des produits, et on essaie qu'ils soient éthiques. C'est différent. »
Ce qui marche
Le truc qui marche le mieux : la confiance. Beaucoup de leurs clients ont commencé avec un produit (le café, souvent), puis se sont mis à remplir un, deux, trois bocaux par mois. Aujourd'hui, certains font 80 % de leurs courses ici.
Leur fierté ? Le vendredi soir avant la fermeture, quand les habitués passent récupérer leurs bocaux remplis pour le week-end. C'est devenu un rituel.
On y va comment ?
Rue de la Devise, à 3 minutes du Marché des Capucins. Tu peux apporter tes propres bocaux ou en acheter sur place pour 1€. Mardi-samedi, 9h-19h30. Dimanche : marché des Capucins juste à côté pour le bonus.